Jean-Pierre Bemba disparaît des radars. Plus de déclarations fracassantes. Plus de communication politique de premier plan. Le ministre des Transports cultive le silence pendant que Kinshasa s’agite au sujet du changement de la constitution. Mais dans les couloirs du pouvoir, les cartes continuent de circuler.
Et son nom revient avec insistance dans les prétendus calculs de succession au sein de l’Union sacrée. Une hypothèse encore étouffée par l’incendie politique de l’UDPS, ce parti-machine qui consume toute ambition concurrente, quitte à marginaliser même ceux qui devraient logiquement compter dans l’après-Tshisekedi.
Dans ce climat de méfiance et d’agendas personnels, une autre rumeur enfle : Bemba ne soutiendrait pas l’idée d’un troisième mandat. Vrai désaccord politique ou simple manœuvre de repositionnement ? À Kinshasa, personne ne croit au hasard. Et dans le silence de Bemba, certains entendent déjà le bruit….


