La BCC a annoncé une réduction de son taux directeur de 15,0 % à 13,5 % (baisse de 1,5 point ). Selon l’institution, cette décision vise à maintenir un taux d’intérêt réel positif malgré une inflation alimentée, entre autres, par les tensions au Moyen-Orient . La banque centrale indique aussi avoir ajusté le taux des facilités de prêt marginal à 17,5 %, tout en laissant les réserves obligatoires inchangées.
Sur le plan positif, la mesure peut être vue comme une politique monétaire prudente, cherchant à éviter que les taux ne deviennent trop accommodants. Le maintien des réserves obligatoires peut limiter une injection excessive de liquidité, et l’encadrement via le taux marginal contribue à structurer le coût du refinancement, ce qui peut préserver la discipline financière.
Mais plusieurs risques demeurent : si l’inflation est en partie importée, une baisse du taux directeur peut avoir un impact limité sur les prix, tout en affectant potentiellement le change et donc l’inflation future. La décision peut aussi être interprétée comme un signal de détente, pouvant déstabiliser les anticipations. In fine, l’évaluation dépendra de la trajectoire de l’inflation, de la stabilité monétaire et de la réaction des marchés.
Samuel Nakweti


