Ancien défenseur des droits de l’homme sous Mobutu et Mzee Laurent-Désiré Kabila, puis cadre des Nations Unies dans ce domaine, Guillaume Ngefa apparaît aujourd’hui comme un ministre contraint par un système préexistant, davantage relégué à un rôle d’apparat qu’à celui de véritable décideur.
Malgré son accession à la tête de ce ministère stratégique, les violations des droits humains persistent en République démocratique du Congo. Arrestations arbitraires, détentions illégales et autres abus continuent de se multiplier. Face à cette réalité, le ministre peine à s’imposer : son discours, parfois hésitant, semble osciller entre prudence institutionnelle et une forme de tolérance implicite envers des pratiques pourtant largement décriées.
Dernier épisode en date : son passage sur les ondes de TOP CONGO FM, où Guillaume Ngefa s’est montré incapable de justifier les raisons de la détention jugée illégale de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, ainsi que de l’ancien vice-Premier ministre, Ramazani Shadary. Une séquence qui renforce les interrogations sur sa capacité réelle à assumer pleinement ses responsabilités.
Dès lors, une question s’impose : Guillaume Ngefa dispose-t-il véritablement du pouvoir d’agir ? Les faits semblent en douter. Adhère-t-il à ces dérives ou en est-il simplement prisonnier ? Le débat reste ouvert. Mais pour une partie de l’opinion, celui qui a succédé à Constant Mutamba voit aujourd’hui s’effriter une crédibilité construite au fil de plusieurs décennies.


