À moins de dix jours de l’Assemblée générale élective de la Fédération Congolaise de Football Association, le scénario semble déjà écrit. La commission électorale de la FECOFA a officialisé, ce mardi, la liste définitive des candidatures retenues pour le scrutin du 20 mai prochain. Une seule liste a été validée : celle conduite par Véron Mosengo.
Une annonce qui provoque déjà une vague de réactions dans les milieux sportifs congolais, où plusieurs observateurs dénoncent une “élection sans suspense” et s’interrogent sur la transparence du processus électoral.
Une victoire avant même le vote ?
Avec l’absence de tout adversaire officiellement retenu, Véron Mosengo se retrouve pratiquement assuré de prendre les commandes de la Fédération Congolaise de Football Association. Pour certains acteurs du football national, cette situation donne l’impression d’un scrutin verrouillé avant même l’ouverture des urnes.
« À quoi sert une élection lorsqu’il n’y a qu’un seul candidat ? », s’interroge un dirigeant de club de Linafoot sous couvert d’anonymat. D’autres évoquent déjà une “formalisation administrative” plutôt qu’un véritable exercice démocratique.
Des candidatures écartées dans le silence
La commission électorale n’a, pour l’instant, pas détaillé publiquement les raisons ayant conduit à l’invalidation éventuelle d’autres dossiers. Ce manque de communication alimente les soupçons et nourrit les critiques autour de la gouvernance du football congolais.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux supporters dénoncent un système jugé opaque, tandis que certains analystes craignent une crise de légitimité avant même l’entrée en fonction du futur président.
Une FECOFA sous pression
Cette nouvelle séquence intervient dans un contexte où la FECOFA est régulièrement critiquée pour ses tensions internes, ses querelles de leadership et les difficultés structurelles du football congolais.
Pour plusieurs observateurs, une candidature unique pourrait fragiliser davantage l’image de l’institution, au moment où les supporters attendent des réformes profondes, une meilleure organisation des compétitions et un retour de la crédibilité au sein du football national.
Le 20 mai, un vote symbolique ?
Sauf retournement de situation de dernière minute, l’Assemblée générale du 20 mai devrait donc entériner l’élection de Véron Mosengo à la tête de la FECOFA. Mais au-delà du résultat attendu, c’est désormais la question de la transparence et de la confiance dans les instances sportives congolaises qui domine les débats.
Dans les coulisses du football congolais, beaucoup parlent déjà d’une présidence qui commence sous le signe de la controverse.
Samuel Nakweti


