L’organisation Human Rights Watch a exprimé sa vive inquiétude face à ce qu’elle considère comme un recul alarmant des libertés publiques en République démocratique du Congo. Dans une déclaration qui risque de faire réagir les autorités congolaises, son directeur exécutif Philippe Bolopion a dénoncé la multiplication des restrictions visant la liberté d’expression et le droit de manifester dans le pays.
Selon Human Rights Watch, plusieurs citoyens, militants et acteurs de la société civile vivraient désormais dans un climat de peur marqué par des pressions, des intimidations et des arrestations jugées arbitraires. L’ONG estime que les voix critiques sont de plus en plus exposées au harcèlement dès lors qu’elles dénoncent la gouvernance ou les décisions politiques en place. Une situation qui alimente les accusations d’un rétrécissement progressif de l’espace démocratique en RDC.
Philippe Bolopion a ainsi appelé les autorités congolaises à respecter leurs engagements en matière de droits fondamentaux et à garantir à chaque citoyen la possibilité d’exprimer pacifiquement ses opinions sans craindre la détention ou des représailles. Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique tendu, où les débats autour des libertés publiques et du traitement réservé aux opposants continuent de diviser l’opinion nationale.
Samuel Nakwetį


