Le ministère public a requis une peine de 20 ans de prison contre l’activiste Nathanael Onokomba, détenu depuis cinq mois pour des propos jugés offensants à l’égard du Président de la République lors d’une émission télévisée.
Dans le même temps, Willy Bakonga, ancien ministre de l’Éducation cité dans plusieurs affaires portant notamment sur des accusations d’agressions sexuelles, de viols sur mineurs, de détournement de mineurs et de trafic d’influence, a été accueilli hier au Palais du Peuple pour y déposer sa pétition en faveur du changement de la Constitution.
Cette situation alimente le débat sur l’impartialité de la justice congolaise et soulève des interrogations sur l’égalité de traitement devant la loi.
Par ailleurs, selon plusieurs dénonciations, des personnalités telles qu’Aubin Minaku, Ramazani Shadary, Mawesi, Dunia Kilanga, Parole Kamizelo et d’autres seraient toujours détenues sans avoir bénéficié d’un procès public.
Jusqu’à quand la justice congolaise continuera-t-elle d’être perçue comme soumise aux considérations politiques plutôt qu’au seul respect du droit ?


