La Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) s’oppose fermement à toute initiative visant à modifier les dispositions protégées de la Constitution et alerte sur les conséquences qu’un tel processus pourrait entraîner pour le pays.
« Nous pensons que tout passage en force dans cette direction comporte des risques énormes de balkanisation du pays. Nous ne voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité de changer la Constitution. La priorité aujourd’hui en RDC, c’est la paix », affirme la CENCO.
Les évêques appellent également la population à faire preuve de vigilance et à « s’opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à toute tentative de modification des articles verrouillés ».
Dans leur message, ils invitent les Congolais à prendre conscience des défis auxquels le pays est confronté : « Regardons où nous risquons d’aller. Le pays va très mal. Mettons-nous debout, dressons nos fronts encore courbés. Il est impérieux de nous impliquer nous-mêmes et de prendre notre destin en main, sinon notre avenir sera hypothéqué pour longtemps. »
La CENCO exhorte en outre le président Félix Tshisekedi à respecter le serment prêté « devant Dieu et la Nation », en rappelant son obligation de défendre la Constitution promulguée en 2006 conformément à l’article 74. Selon elle, agir autrement engagerait sa « responsabilité personnelle et historique ».
Enfin, les évêques réitèrent leur position exprimée depuis 2018 : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Il s’ensuit que tout président ayant épuisé son deuxième mandat ne peut plus en briguer un troisième. »


