L’opposant Seth Kikuni salue la clarté, le courage et la hauteur morale de la CENCO. À l’heure où “la Nation est en péril”, il fallait, dit-il, une voix qui ne tremble pas pour rappeler l’évidence : on ne joue pas avec la Constitution, on ne confisque pas l’avenir d’un peuple, on ne transforme pas l’État en propriété privée. En concluant qu’il n’existe “ni nécessité, ni urgence, ni opportunité” de toucher à la Loi fondamentale, les évêques ne livrent pas une opinion. Ils dressent un mur, un non catégorique opposé à ceux qui rêvent de contourner les verrous, un signal d’alarme et un dernier avertissement adressé à Félix Tshisekedi.
En tant qu’opposant, Seth Kikuni se range sans réserve derrière l’appel à la vigilance, à la paix et au respect strict de l’ordre constitutionnel. Pour lui, le Congo n’a pas besoin d’un nouveau cycle de crises et de tensions. Il a besoin de stabilité et de dirigeants qui honorent leur serment au lieu de chercher à le contourner. Il reprend la référence biblique de la CENCO : aujourd’hui plus que jamais, le peuple doit “dresser son front”, rassembler ses forces et “chasser le tyran”.
La CENCO a clôturé samedi 20 juin sa plénière extraordinaire à Kinshasa, après avoir entendu majorité et opposition. Trois mois après mars 2026, les évêques confirment la même ligne : pas de révision sans paix et sans consensus national. L’article 220 reste intangible. La balle revient désormais à la classe politique.


