Dans son discours à la nation prononcé à l’occasion de la fête de l’indépendance, le président Félix Tshisekedi a abordé la question de la loi référendaire adoptée par les deux chambres du Parlement, au cœur d’une vive controverse politique. Sans se prononcer sur le fond, il a défendu la légitimité institutionnelle du processus, rappelant que le Parlement « débat, délibère et légifère » dans le cadre normal du fonctionnement des institutions.
Il a annoncé avoir déféré la loi à la Cour constitutionnelle pour examen de sa constitutionnalité avant toute promulgation éventuelle, conformément à l’article 160, alinéa 3, de la Constitution.
Une décision qu’il présente comme relevant de l’esprit de « coopération interinstitutionnelle et de respect de l’État de droit », mais qui intervient dans un contexte de forte mobilisation de l’opposition, qui a appelé à une manifestation le 8 juillet prochain à Kinshasa pour exiger notamment la démission du chef de l’État.


