La tension monte au sein de l’AFDC-A de Modeste Bahati Lunwebo après l’arrestation, vendredi, de plusieurs cadres du parti au Beach Ngobila, à Kinshasa. Ces derniers accompagnaient le vice-président de la formation politique, Hilaire Kasusa Kikobya, venu accueillir une délégation en provenance de Brazzaville.
Quatre responsables interpellés ont finalement été relâchés quelques heures plus tard. Mais Hilaire Kasusa Kikobya, lui, reste détenu, une situation qui provoque indignation et interrogations dans les rangs de son parti.
Dans un communiqué au ton offensif, l’AFDC-A appelle la Maison Civile du Chef de l’État à s’impliquer personnellement pour obtenir la libération de son vice-président. Le parti accuse également certaines personnes d’avoir alimenté les services de sécurité avec de « fausses informations », dénonçant des manœuvres dictées par un « calcul politique » et un « esprit de nuisance ».
Derrière cette affaire, l’AFDC-A voit la main d’adversaires politiques décidés à fragiliser ses cadres dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions au sein de la scène politique congolaise.


