En s’adressant à la diaspora congolaise après le match nul entre la RDC et le Portugal, le président Félix Tshisekedi a tenu des propos qui continuent de faire réagir. Revenant sur la période qui a suivi la chute du régime de Mobutu, le chef de l’État a employé une métaphore particulièrement forte pour décrire, selon lui, la manière dont les puissances étrangères auraient influencé le destin de la République démocratique du Congo. « Nous disions que même un chien vienne nous diriger (…). Ils ont même écarté un fils du pays et ils ont placé leur chien, qu’ils pouvaient dresser à leur guise », a-t-il déclaré devant ses compatriotes.
Si aucun nom n’a été explicitement cité, cette référence au « chien » a immédiatement été interprétée par de nombreux observateurs comme une allusion à l’ancien président Joseph Kabila. Au-delà de la polémique, la formule utilisée par Félix Tshisekedi traduit l’idée d’un dirigeant considéré comme docile et manipulable par des intérêts extérieurs.
Cette métaphore, particulièrement incisive dans le contexte politique congolais, marque une nouvelle escalade verbale dans les tensions entre l’actuel chef de l’État et son prédécesseur. Sur les réseaux sociaux comme dans les milieux politiques, les réactions se multiplient, certains dénonçant un langage jugé excessif, tandis que d’autres y voient une critique assumée de l’histoire politique récente du pays.


