Toute la classe politique, majorité comme opposition, a parlé d’une seule voix pour saluer la victoire des Léopards et apporter son soutien à ces joueurs qui ont fièrement défendu les couleurs de la nation sur la scène mondiale.
Dans un pays où l’unité nationale semble plus fragile que jamais depuis l’indépendance, cet exploit sportif a offert une parenthèse de communion. Pendant quelques heures, les clivages politiques se sont effacés au profit d’un même sentiment de fierté nationale.
Pourtant, le débat public reste marqué par des discours de division.
Alors que certains plaident pour une révision de la Constitution, d’autres vont jusqu’à évoquer l’idée d’une prétendue « République des Ba Swahili », des propos qui heurtent l’idéal d’une nation unie défendu par les pères fondateurs de la RDC.
La richesse du Congo réside précisément dans sa diversité. Les Bakongo épousent des Swahili, les Luba des Mongo, les Topoke des Bambala, les Ngandi des Tetela ou encore les Rund des Songe, sans que ces différences ne constituent un obstacle à la vie commune.
Il n’est pas trop tard pour renouer les liens que la politique a parfois fragilisés, mais que le football continue de préserver. Les Léopards en sont l’illustration parfaite : une équipe où se côtoient et se complètent des joueurs issus de presque toutes les composantes ethniques du pays, unis derrière un seul drapeau, une même passion et un même idéal national


