Hier alliés politiques, aujourd’hui adversaires irréconciliables, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila semblent engagés dans une confrontation qui dépasse désormais le simple cadre politique pour atteindre un niveau particulièrement préoccupant.
Les deux hommes ne sont plus seulement des opposants : ils apparaissent comme des ennemis jurés, chacun donnant l’impression de vouloir écarter définitivement l’autre de la scène politique. Procès, condamnation à mort, sanctions américaines, allégations d’attaque par drone, saisies de biens immobiliers et commerciaux… autant d’épisodes qui alimentent une escalade rarement observée sur la scène politique d’Afrique centrale.
Cette situation rappelle, à certains égards, les tensions qui avaient précédé les affrontements de 1997-1998 à Brazzaville, lorsque Denis Sassou Nguesso, de retour d’exil en France, s’était opposé aux forces restées fidèles au président Pascal Lissouba. Un conflit qui avait coûté la vie à des milliers de personnes.
À ce stade, la République démocratique du Congo est encore loin d’un scénario similaire. Toutefois, l’évolution des événements et la montée des tensions entre les deux camps amènent de nombreux observateurs à s’interroger sur les risques d’une aggravation de la crise si aucune désescalade n’intervient.


