Sortant de son silence avec une charge politique d’une rare virulence, José Makila Sumanda, leader de l’ATD, s’est invité au cœur du débat sur la réforme constitutionnelle en dressant un réquisitoire sévère contre la gouvernance actuelle. Dans une interview accordée à GlobalAfrika, l’ancien vice-Premier ministre estime que la crise que traverse la RDC trouve son origine dans deux maux fondamentaux : l’ingouvernabilité du système et le non-respect des engagements politiques.
Selon lui, le Président Félix Tshisekedi porte une lourde responsabilité dans cette situation qui fragilise davantage les institutions du pays. Refusant tout langage diplomatique, José Makila affirme que les difficultés actuelles ne peuvent être attribuées à la seule architecture constitutionnelle, mais également à la manière dont le pouvoir est exercé.
Cette sortie médiatique, qui intervient après plusieurs mois de discrétion, relance avec force les interrogations sur les véritables causes du blocage politique congolais et risque d’alimenter davantage la controverse autour d’un éventuel changement de Constitution.


