La grève des médecins déclenchée dans les hôpitaux publics de Kisangani, chef-lieu de la province de Tshopo, contraint les malades non urgents à se tourner vers les structures sanitaires privées. Seul un service minimum est assuré pour les urgences, a annoncé lundi la zone de santé Makiso-Kisangani.
« Les médecins sont en grève. Un service minimum est mis en place pour recevoir les urgences. Mais, les autres cas sont orientés vers les structures sanitaires privées », a déclaré le Dr Maurice Kongoto, médecin chef de zone de santé Makiso-Kisangani.
À l’hôpital général de référence Makiso-Kisangani, plus de 20 médecins observent le mouvement lancé par leur syndicat au niveau national. Conséquence : seuls les médecins directeurs et médecins chefs de staffs assurent le suivi des cas d’exception qui se présentent.
Cette orientation forcée plonge les patients dans une nouvelle difficulté. Dans les établissements de soins privés où ils sont redirigés, beaucoup se heurtent à la tarification élevée des prestations. La question de l’accès aux soins pour les populations aux revenus modestes se pose avec acuité alors que le mouvement se poursuit.


