Selon le média français Jeune Afrique, le président Félix Tshisekedi a transmis à Luanda, à la mi-mai, une contre-proposition au projet de dialogue inclusif porté par l’Angola. À la place de cette initiative, Kinshasa suggère la tenue des « États généraux de la Refondation de l’État pour le Salut de la Patrie », un forum réunissant près de 500 participants, mais excluant notamment Joseph Kabila ainsi que les groupes armés.
Ce processus serait placé sous la seule responsabilité des autorités congolaises. Félix Tshisekedi en assurerait la convocation et recevrait les conclusions issues des travaux.
Le document consulté évoque également la possibilité d’un « changement ou d’une adaptation de la Constitution » ainsi que l’instauration d’une « Quatrième République ». Il prévoit par ailleurs que le chef de l’État reste en fonction jusqu’à l’organisation de l’élection d’un nouveau président.
Toutefois, cette proposition n’aurait pas obtenu l’aval de Luanda. D’après plusieurs sources citées par Jeune Afrique, les autorités angolaises refusent de soutenir un processus qui exclurait à la fois l’AFC/M23 et l’ancien président Joseph Kabila, tout en ouvrant la voie à une révision constitutionnelle susceptible d’alimenter de vives tensions sur la scène politique congolaise.


