Le gouvernement congolais se félicite d’avoir mobilisé 1 082 742 candidats à l’Examen d’État 2026, soit une légère hausse de 0,3 % par rapport à l’année précédente. Un chiffre impressionnant en apparence, mais qui cache difficilement les profondes failles d’un système éducatif dont les autorités semblent davantage préoccupées par les statistiques que par la qualité réelle de l’enseignement.
Chaque année, les responsables du secteur éducatif brandissent le nombre de candidats comme une preuve de progrès. Pourtant, derrière ce million de finalistes se cache une réalité moins reluisante : des écoles sans bancs, des enseignants sous-payés, des infrastructures délabrées et des milliers d’élèves qui étudient dans des conditions indignes d’un État qui prétend faire de l’éducation sa priorité.
La hausse de 3 393 candidats enregistrée cette année est présentée comme un succès. Mais de quel succès parle-t-on exactement ? Celui d’un système qui continue de produire des diplômés confrontés au chômage de masse ? Celui d’une école congolaise dont le niveau est régulièrement remis en question par les employeurs et les universités ? Ou celui d’un pouvoir qui préfère célébrer les chiffres plutôt que de répondre aux problèmes structurels qui minent l’éducation nationale ?


