À quelques jours d’une marche déjà annoncée par la plateforme de l’opposition C64, l’Union Sacrée de la Nation (USN) choisit le même terrain : la rue. Depuis Yaoundé, où il participe à la 5ᵉ session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), son secrétaire permanent et porte-parole, le professeur André Mbata Mangu, a appelé les partis, regroupements et militants de la majorité présidentielle à manifester le 22 juillet à Kinshasa, dans les 25 provinces ainsi qu’au sein de la diaspora.
Présentée par l’USN comme une mobilisation contre ce qu’elle qualifie de « coup d’État contre la Nation », cette marche donne une nouvelle dimension à la confrontation politique. En appelant ses partisans à se ranger « du bon côté de l’histoire », la majorité imprime un ton particulièrement offensif.
Si les deux camps maintiennent leurs initiatives, le 22 juillet pourrait marquer bien plus qu’une journée de manifestations : un face-à-face politique où chacun cherchera à démontrer qu’il incarne la véritable voix du peuple.


