L’ancien ministre José Makila conteste la légitimité du président burundais Évariste Ndayishimiye pour conduire un dialogue entre le pouvoir congolais et l’opposition. Invité d’un Space X animé par le journaliste Stanis Bujakera, en présence de Martin Fayulu, le cadre du FCC et de la plateforme Sauvons le Congo a estimé que le chef de l’État burundais ne pouvait se prévaloir d’une position de médiateur alors que son pays est directement engagé dans le conflit à l’est de la RDC.
Selon lui, la présence des forces burundaises sur le sol congolais remet en cause toute prétention à la neutralité. José Makila s’est également interrogé sur le mandat dont se réclamerait Évariste Ndayishimiye pour initier ce dialogue, se demandant notamment ce qu’il est advenu de la mission confiée par l’Union africaine au président togolais Faure Gnassingbé.
L’ancien ministre a aussi critiqué la décision de la coalition C64 de reporter la marche prévue le 8 juillet contre le projet de révision de la Constitution. Il a exhorté l’opposition à maintenir la mobilisation, estimant qu’elle ne devait pas céder à ce qu’il considère comme un piège tendu par le pouvoir.
Concernant la réforme constitutionnelle, José Makila a réaffirmé son attachement à la Constitution du 18 février 2006, rappelant qu’elle constitue la base de la légitimité de toutes les institutions de la République, y compris celle du président Félix Tshisekedi. Il a enfin rejeté toute idée d’un dialogue centré sur un partage du pouvoir, plaidant plutôt pour des réformes électorales en préparation des élections de 2028.


