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lundi, juillet 6, 2026

Bujumbura, l’espoir d’un tournant constitutionnel venu de l’extérieur

Ce lundi, Bujumbura s’impose comme un espace de dialogue autour de la situation politique en République démocratique du Congo, à l’initiative d’Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine et chef de l’État burundais. Dans une atmosphère marquée par l’attente, les membres du présidium de la coalition d’opposition C64 — Martin Fayulu, Delly Sesanga, Dieudonné Bolengetenge, Jean-Marc Kabund et Francklin Tshiamala — ont répondu présents à cette invitation.

À leurs côtés, des représentants des confessions religieuses, dont l’archevêque Ejiba Yamapia, ainsi que des délégués de l’Église catholique et de l’Église du Christ au Congo (ECC), participent à ces consultations qui réunissent acteurs politiques et moraux autour d’un même enjeu : la décrispation du climat politique congolais.

Au cœur des échanges, une attente claire se dessine du côté de l’opposition. Martin Fayulu et ses alliés espèrent que cette initiative régionale débouchera sur un signal fort : le retrait du projet de changement de la Constitution et l’abandon de la loi référendaire portée par le pouvoir de Félix Tshisekedi.

Plus qu’une simple rencontre, ces consultations sont perçues comme une possible inflexion politique, où l’arbitrage du président burundais pourrait peser dans l’orientation des décisions à Kinshasa. Dans ce jeu d’équilibres, l’opposition mise sur la médiation africaine pour obtenir ce qu’elle n’a pas encore arraché sur la scène nationale : un recul du pouvoir sur une réforme jugée sensible et contestée.

Samuel Nakwetį/ Journaliste tiers

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