Le démon de la division semble désormais s’inviter jusque dans les rangs de l’Église catholique en République démocratique du Congo. Alors que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) avait exprimé, le 19 juin, ses réserves sur un éventuel changement de la Constitution, dix-sept prêtres de l’archidiocèse de Kananga ont publiquement pris leurs distances avec cette position.
Dans une « mise au point » datée du 30 juin, ces prêtres affirment que le message de la CENCO « n’est ni un décret, ni un arrêté » et ne fait pas obstacle à une révision de la Constitution si celle-ci respecte les procédures prévues par l’article 218. En appelant également au soutien des actions du Président de la République, ils mettent en évidence des divergences de vues au sein du clergé sur une question qui continue d’alimenter le débat politique national.
Samuel Nakwetį


