À Addis-Abeba, le sénateur congolais Salomon Kalonda a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « coup d’État constitutionnel » en RDC, accusant le pouvoir de vouloir imposer un troisième mandat en violation de la Constitution, au prix d’une répression sanglante des manifestations populaires.
Devant le Parlement éthiopien, il a opposé les coups d’État militaires, ouvertement condamnés, aux dérives constitutionnelles qu’il juge plus insidieuses et tolérées par une communauté internationale « complaisante ».
Il a également fustigé l’instrumentalisation des institutions électorales, les coupures d’internet et les manœuvres visant à écarter des candidats populaires, y voyant un aveu de manque de crédibilité du processus électoral.
Pour y remédier, il a proposé plusieurs pistes, dont une veille électorale continentale, une souveraineté numérique africaine et des audits transparents, tout en avertissant que l’absence de démocratie réelle en RDC fragilise aussi les intérêts économiques occidentaux face à une concurrence jugée moins regardante.


