Dans sa réaction aux violences de vendredi devant le Palais du Peuple, Claudel Lubaya a choisi de mettre en avant la responsabilité diplomatique des États-Unis.
L’ancien député a estimé que l’administration américaine, et plus particulièrement le secrétaire d’État Marco Rubio ainsi que Massad Boulos, ne pouvait pas se soustraire aux interrogations liées à son implication dans les dossiers stratégiques congolais. Il a rappelé que Félix Tshisekedi avait lui-même établi un lien public entre son projet de révision constitutionnelle et l’accord stratégique conclu avec Washington, en le présentant comme une exigence découlant de ce partenariat.
Pour ce haut cadre de la coalition 64, une telle déclaration plaçait directement les autorités américaines devant une responsabilité politique. Or, selon lui, face à la gravité des faits et aux enjeux soulevés pour la souveraineté et l’ordre constitutionnel de la RDC, Washington a choisi le silence. Il a souligné que, à ce jour, les États-Unis n’avaient ni confirmé ni démenti les affirmations du président congolais, et n’avaient apporté aucune clarification publique sur la nature exacte des engagements souscrits ni sur leur compatibilité avec la Constitution.
Claudel Lubaya a estimé que ce mutisme soulevait de sérieuses interrogations. En s’abstenant de réagir, a-t-il affirmé, les autorités américaines laissaient prospérer une ambiguïté préjudiciable à la transparence entre les deux États. Cela donnait, selon lui, l’impression que des intérêts extérieurs pouvaient être associés à une remise en cause de l’ordre constitutionnel congolais.
Il a conclu que Washington avait aujourd’hui le devoir politique et moral de lever toute équivoque et de dire sans ambiguïté si elle soutenait ou non toute initiative visant à modifier la Constitution de la République.


