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vendredi, juin 12, 2026

RDC : le sit-in de l’opposition dégénère en violences, Fayulu dénonce une répression politique

Le sit-in organisé ce vendredi 12 juin devant le Palais du Peuple par l’opposition congolaise a viré à l’affrontement, faisant plusieurs blessés et provoquant une nouvelle escalade des tensions politiques en République démocratique du Congo.

Selon plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, des heurts ont opposé les manifestants à des groupes identifiés par l’opposition comme des éléments de la « Force du progrès », appuyés par des badauds et des policiers déployés sur place. Les images montrent des scènes de poursuite et de violences dans les environs du siège du Parlement.

Le leader de l’opposition, Martin Fayulu, affirme que deux militants de son parti, l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), ont été grièvement blessés, dont un aurait succombé à ses blessures. Lui-même déclare avoir été touché à la tête lors des incidents.
D’autres figures de l’opposition, notamment Jean-Marc Kabund, Delly Sessanga et Ados Ndombasi, auraient également été blessées au cours des affrontements. Par ailleurs, les sièges de l’ECiDé et de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) de Jean-Marc Kabund auraient été saccagés.

Au-delà du bilan humain et matériel, cette journée pourrait constituer un tournant politique pour l’opposition. Celle-ci dénonce depuis plusieurs mois ce qu’elle qualifie de « dérive autoritaire » du pouvoir en place. Les violences enregistrées lors de ce sit-in viennent, selon ses dirigeants, renforcer le discours qu’ils développent sur la restriction des libertés publiques et la répression des voix dissidentes.
À l’origine de la mobilisation se trouve la récente loi relative à l’organisation du référendum.

L’opposition estime que ce texte pourrait ouvrir la voie à une révision constitutionnelle permettant au président Félix Tshisekedi de briguer un nouveau mandat au-delà des limites actuellement fixées par la Constitution. Une accusation rejetée jusqu’ici par les partisans de la majorité présidentielle, qui présentent la réforme comme un mécanisme légal relevant de la souveraineté populaire.

Alors que les tensions restent vives à Kinshasa, les événements du 12 juin risquent d’alimenter davantage la polarisation du débat politique autour de la question du référendum et de l’avenir institutionnel du pays.

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