33.5 C
New York
vendredi, juin 12, 2026

Jean Claude Katende accuse la loi référendaire d’anti-constitutionnalité et alerte sur la balkanisation

Dans une série de tweets publiés le jeudi 11 juin, Jean Claude Katende s’est adressé directement au président du Sénat Sama Lukonde et aux sénateurs. Il qualifie la loi référendaire transmise par l’Assemblée nationale d’anti constitutionnelle. Selon lui, les députés ne l’ont pas votée par patriotisme ni par attachement au président Tshisekedi, mais parce qu’ils ont été motivés. Il leur demande de voter contre pour sauver la démocratie et protéger le peuple congolais.

Le président de l’ACAJ lie ensuite ce texte à la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Il décrit ce qu’il appelle les étapes vers la balkanisation du Congo. La première serait l’occupation de Bunagana, Goma et Bukavu par les troupes rwandaises avec la complicité de l’AFC/M23. La deuxième serait la proposition de loi sur le référendum portée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy avec l’appui de toutes les institutions. Il laisse l’étape 3 sans précision, laissant entendre que l’adoption de la loi conduirait à une suite aux conséquences graves.

Katende critique aussi le rôle des professeurs de droit constitutionnel. Il rappelle qu’un bloc d’enseignants avait déjà montré sa vulnérabilité morale sous Joseph Kabila lors du débat sur le changement de Constitution. Aujourd’hui, sous Félix Tshisekedi, un autre bloc ferait de même. Il pose la question de savoir quel professeur peut résister aux influences politiques, tribales ou financières, visant clairement ceux qui défendent actuellement la possibilité de changer la Constitution via l’article 5 et un référendum.

Le projet de loi est maintenant entre les mains du Sénat. Pour Katende, les sénateurs ont le devoir de rejeter un texte qu’il estime contraire à l’article 220 qui verrouille certaines dispositions. À l’inverse, les défenseurs de la loi soutiennent que le peuple, souverain et auteur de la Constitution selon l’article 5, peut décider lui-même de son sort. Le vote au Sénat devient donc un arbitrage entre deux lectures opposées de la Constitution, avec des enjeux qui dépassent le cadre juridique.

Articles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Restez connecté

303,002FansJ'aime
1,216SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Articles récents