Lors de l’audience consacrée au dossier FRIVAO, un moment clé a été marqué par l’interrogatoire de Chançard Bolukola sur l’origine de la société Congo Énergy, impliquée dans plusieurs opérations financières liées au fonds. Face aux juges, le prévenu a affirmé sans ambiguïté que l’entreprise avait été introduite dans le circuit par l’ancien ministre Constant Mutamba lui-même, établissant ainsi un premier niveau de responsabilité dans la chaîne décisionnelle.
Dans la foulée, la Cour a procédé à la lecture d’une correspondance attribuée à Constant Mutamba. Selon le contenu de ce document, l’ancien ministre aurait donné instruction expresse à Chançard Bolukola de procéder « sans délai » à la signature d’un contrat avec Congo Énergy. Cet élément, versé au dossier, renforce la thèse d’une implication directe de l’autorité politique dans la conclusion de cette opération.
Ces révélations, considérées comme particulièrement accablantes par l’accusation, pourraient peser lourd dans la suite des débats. Elles tendent à établir un lien direct entre les décisions prises au sommet de l’appareil étatique et leur exécution sur le plan financier, au cœur des griefs examinés par la Cour dans cette affaire à fort retentissement.


